Dans sa boulangerie, Claude Lefebvre accueille des centaines de petits Britanniques par an. : La Voix du Nord PAR GWÉNAËLLE LAVENANT
saintomer@lavoixdunord.fr À vue de nez, ils sont toujours là, les Britanniques. Des cars entiers d'ados débarquent régulièrement place Foch. On voit des couples de retraités main dans la main le nez en l'air. Mais précisément, on se rend compte qu'ils sont moins nombreux. Le phénomène se constate au niveau de l'hébergement, mais pas partout. Ainsi, au château de Tilques, on confirme cette baisse de fréquentation des Anglais. « Nous sommes à une moyenne de moins 40 % », indique Thierry Dumontet. Moins de Britanniques, alors qu'ils représentaient, il y a encore un an, la moitié de la clientèle. « Aujourd'hui, c'est plus entre 35 et 40 % de Britanniques. » Mais, reprend le directeur, « nous avons eu le nez fin. Nous nous sommes positionnés bien avant sur une autre clientèle. Ainsi, au mois de juin on compte huit fois plus de Néerlandais.
» L'idée, selon lui, c'est que les visiteurs puissent voyager avec un plein d'essence. La Belgique ou les Pays-Bas sont suffisamment proches pour attirer les clients. Dans des types d'hébergement moins luxueux, en revanche, les chiffres restent stables. La Sapinière, hôtel deux étoiles, attire de plus en plus de Britanniques. Il faut dire que depuis janvier, Sophie Leost, attachée commerciale, travaille sur ce public. L'hébergement fait partie d'un package avec les Belles Échappées de Clairmarais (location de 2CV).
Autre site qui accueille beaucoup d'Anglais, c'est la boulangerie de Claude Lefebvre, à Escoeuilles, qui reçoit chaque semaine plusieurs groupes de scolaires venus d'outre Manche. Il est inscrit sur les listing de voyagistes britanniques, et figure ainsi comme étape de voyages de classe. Car c'est ça aussi que recherchent les Anglais. De l'authentique. Claude Lefebvre présente ainsi la fabrication artisanale du pain. Exemple avec des adolescents, venus pour la journée. « Nous sommes d'abord allés à la plage, puis faire les magasins à Calais. On visite la boulangerie, puis un antiquaire, dans le Calaisis », explique Elaine, enseignante. Une escapade express, témoin de la proximité entre le Royaume-Uni et l'ouest du Pas-de-Calais.
Autre site qui attire les Anglais, le golf. Qui affiche une baisse de fréquentation des Anglais, « mais pas énorme », analyse-t-on. 6 067 visiteurs en 2006, 5 845 en 2007. Beaucoup sont des fidèles. À La Coupole, même constat. Les chiffres restent stables.
Les Anglais ne boudent pas donc pas l'Audomarois. Ce sont plutôt les habitudes qui changent. Ainsi, à l'office de tourisme de la région de Saint-Omer, en 2007, 6 953 Anglais s'étaient présentés, contre 5 929 l'an passé et 6 829 en 2005.