Le député, son suppléant et le directeur ont rencontré hier le personnel du service pédiatrie. : La Voix du Nord PAR GWÉNAËLLE LAVENANT
saintomer@lavoixdunord.fr Le service de pédiatrie a été fermé pendant trois semaines, cet été. La raison ? Pas assez de praticiens. Deux départs à Helfaut « pas pour des raisons conflictuelles », tient à préciser le directeur de l'hôpital, Bernard Waszczynski, et un décès sur le littoral, ont généré un manque conduisant à cette fermeture temporaire. Aujourd'hui, si l'équipe audomaroise n'est toujours pas au complet, du renfort vient du centre hospitalier de Calais.
« Aujourd'hui, je souhaite aussi rassurer le personnel », insiste le directeur. Ce service ne va pas fermer.
» Une partie du personnel avait, en effet, signé une motion pour manifester ses fortes inquiétudes. Le docteur Mohamed Kanoun, directeur de la CME, la commission médicale d'établissement, explique avoir, lui-même, appuyé cette motion. « C'est normal, dans le cadre de la défense du service public et pour les enfants audomarois » Depuis, indique-t-il, les membres du conseil d'administration de l'hôpital, « ont vu des directeurs et des représentants de CME d'autres hôpitaux du bassin du littoral pour travailler en collaboration, pour sauver le service ».
Jusqu'à présent, explique le Dr Kanoun « les gardes ont été assurées, avec difficultés, mais assurées. » Le chirurgien rappelle que le Nord-Pas-de-Calais est la région ou naissent le plus d'enfants. À la maternité du centre hospitalier d'Helfaut, ce sont 1 600 accouchements qui sont pratiqués chaque année.
Pour sauver le service de pédiatrie deux projets sont lancés. Le premier, concerne une mobilisation des hôpitaux voisins. Le directeur parle d'une « fédération hospitalière au niveau pédiatrique ». Actuellement, une convention existe avec le centre hospitalier de Calais. Mais à Saint-Omer, il y a des postes à pourvoir. Et c'est pour cela qu'une deuxième action a été engagée. « Des contacts ont été pris avec une société de "chasseurs de tête" pour trouver des pédiatres » Et ce dans toute l'Europe. Cette société, précise le directeur, va recevoir des médecins roumains. « Il y a déjà une liste de praticiens pressentis. ».
Outre ces actions locales, Michel Lefait, lui-même membre du conseil d'administration de l'hôpital, demande « des actes concrets et des moyens. Nous avons un hôpital en bon état, qui a besoin d'une aide et d'un rattrapage. » Et devant le personnel de service pédiatrie, présent hier lors de la visite du député, et auparavant, lors d'une conférence de presse, le député était très clair : « Il est hors de question de fermer ce service. »