PAR JEAN-MARC SZUBA
saintomer@lavoixdunord.fr « C'est une équipe à gagner », disaient beaucoup des adversaires de l'entente Longuenesse-Helfaut, se souvient Laurent Sabau.
Parce qu'elle venait d'accéder à la Nationale 3 et que, sur le papier, les joueurs des autres clubs étaient mieux classés donc supposés plus forts. « On était donné septièmes, derniers, et on finit quatrième de la première phase », note Laurent Sabau.
La recette ? « Nous, on ne se prend pas la tête. On n'a pas d'argent. On est des copains qui se connaissent depuis quinze ans, tous de l'Audomarois. A nous six, on a parfois mis plus d'ambiance que certains clubs qui font appel à des mercenaires qui viennent pour toucher leur chèque et qui n'encouragent même pas leurs partenaires ».
Au tennis de table, on fait deux saisons là où la plupart des autres disciplines n'en connaissent qu'une. On parle de deux phases. « En première phase, sur les sept équipes du groupe, il n'y avait qu'une descente. En deuxième phase, par contre, trois équipes étaient reléguées. Mais on envisageait plus la montée qu'autre chose à un moment. On n'était pas loin, on a d'ailleurs battu Tours qui, lui, est monté en N 2 ».
« On est fiers de cette première expérience, surtout par rapport à ceux qui ne croyaient pas en nous et qui nous disaient : "Vous n'allez pas tenir !" ». Laurent Sabau est fier aussi pour le public qui a suivi l'entente. Certains spectateurs ont découvert le haut niveau à cette occasion : « Un jour, un Calaisien m'a dit qu'il était étonné par le côté physique du tennis de table et aussi par l'obligation d'être fort dans sa tête. » Pour la saison prochaine, les pongistes de l'entente devraient disposer dès septembre d'une salle Léo-Lagrange à Longuenesse réaménagée qui leur apportera douches, vestiaires et bureau.
Côté effectif, rien de changé avec Ludovic Saison, Laurent Sabau, Benjamin Pauchet, Jacky Dussutour, Antoine Boulet et Manuel Hansse. Et avec un Thomas Godart qui avait suppléé Manuel Hansse, blessé, pour quatre matches, toujours prêt à renforcer.
« On n'ira chercher personne. D'abord parce qu'on n'a pas les moyens. Et puis nous, on ne pense pas qu'à l'équipe 1, on s'occupe aussi beaucoup des jeunes. On veut garder l'ambiance amicale et joyeuse qui fait notre force », insiste Laurent Sabau pour qui, la saison prochaine, le maintien sera toujours d'actualité « et, pourquoi pas un podium et plus, qui sait ? »